windsurf copy blc

...Après Tataouine, nous avons rejoint la côte en voiture (climatisée, sinon je ne serais plus là pour en parler) : Zarzis, ma tant aimée ! Enfin Zarzis, pas tout à fait : le club Sangho est à une dizaine de kilomètres de la ville, et nous le rejoignons en traversant une oliveraie de plusieurs kilomètres de long.

Nous y sommes : le lobby est bien tempéré mais le wifi ne fonctionne pas... tant pis, j'instagrammerai plus tard les photos prises à Tataouine ! Il y a une foule de gens et nous ne sommes pas accueillis, comme à Tataouine, par le directeur lui-même, 5 personnes qui s'affairent pour nos bagages et un plateau de boissons fraîches... J'attends patiemment dans un fauteuil que l'on nous appelle pour le check-in. Les enfants sont morts de fatigue mais n'attendent qu'une chose : ce grand truc bleu turquoise qui sent bon le chlore, vous voyez...?

C'est ici que je rembobine pour vous raconter un truc.

4 jours en arrière, mercredi soir : première fois que je dois faire des valises pour 4, enceinte, la veille du départ, crevée par plusieurs jours (et nuits) de canicule. Je pense que je m'en sors comme un chef (ou une championne de la valoche, pour faire moins martial). Avec mon prunou, nous sélectionnons les maillots de bain. Le mini Rodini à rayures orange et blanches, check. Son nouveau short de bain à fleurs d'hibiscus qu'il adore et attend d'étrenner depuis 2 mois, check. Les Marucho de la boutiquette qu'il mettra sans doute pour la dernière fois, check. Pouf pouf, j'emballe tout dans un pochon et je passe aux slips, t-shirts et bermudas. Bref, je vous épargne les détails de la soirée, je tombais littéralement et j'étais énervée, parce que je ne retrouvais pas mes jolis "une pièce" noirs de marque et que j'allais devoir partir avec des bikinis Princesse Tam Tam riquiqui, moi qui ai une sainte horreur du topless (rapport au traumatisme de voir toutes les femmes aux seins nus sur la plage tout au long des années 80 alors que j'étais la pudeur même... même les baisers sur la bouche au cinéma me faisaient détourner les yeux, fin de la parenthèse). J'étais focalisée (c'est le cas de le dire) sur mon apn et mes objectifs, chargeurs et autres cartes mémoire, littéralement pétrifiée à l'idée qu'il me manque quelque chose.

Le voyage se passe... euh... se passe (atterrissage qui a failli me provoquer une crise cardiaque. Pour la faire rapide, nous avons atterri sur la piste de Djerba pour... mettre les gaz et redécoller aussitôt. Ambiance de mort, tronche fermée des hôtesses qui foncent s'attacher, moi qui pleure en broyant la main de mon mari, etc. On refait un tour de l'île, la chef de cabine se détache et vient m'installer un coussin sous la ceinture pour protéger mon bidon... Là je me dis "ah, au moins ils prévoient un atterrissage, on ne va peut-être pas exploser en plein vol finalement", et puis on redescend classiquement, pour se poser pour de bon...). Bon, ensuite 2 heures de 4x4 où je fonds littéralement, écrabouillée par la tête de mon fils qui s'est endormi sur moi... Accueil royal, comme raconté plus haut, nous gagnons nos chambres pour nous mettre en maillots de bain et jouir de cette baignade tant attendue. J'ouvre une valise. Deux valises. Les sacs week end. Oh boy, les maillots de bain du Pruneau sont restés à la maison !!! Et puis ses slips, aussi. Ah tiens, et ses sandales...!

3 jours de baignades en bermuda Oona l'ourse avant Zarzis et sa boutique de maillots ? CHEEEECK.

Retour au présent, au desk de Zarzis : nous récupérons enfin les clefs de la chambre et le réceptionniste nous souffle "vous verrez, votre bungalow est hyper sympa". Direction le bungalow 32... Oh... il est face à la mer ! Et oooh... ce petit vent qui sent bon ! Et ooooh... une chambre ultra neuve, fraîche et confortable, avec un petit balcon qui donne sur une dune et des palmiers, juste avant la plage... Tout est si lumineux : les formes blanches et arrondies, la mer aigue-marine et les palmiers me rappellent ces cartes postales que je collectionnais, enfant. Vous savez, ces dessins ultra-réalistes de milk shake avec la goutte de crème qui coule le long du verre, ces piscines entourées de palmiers et de villas éclatantes de blancheur, le windsurf et tout ça ! Aussitôt, je sens que cette semaine va être paradisiaque.

blog-madame_chacha_23

blog-madame_chacha_32

blog-madame_chacha_52

blog-madame_chacha_26

Sac oiseau April Showers

Comme à Tataouine, ici nous nous couchons tôt et nous levons aux aurores, pour profiter de la quiétude de lieux quasi-déserts (trop de monde à la piscine pour moi entre 11 et 17h) et d'une température clémente. Premier rituel, installer nos chaises longues et nos foutas sous un auvent ombragé, face à la piscine. Puis le petit-déjeuner (omelettes -et parfois crêpes !- cuites à la demande, viennoiseries bof mais pain très correct... j'ai mon pot de Marmite, évidemment). S'offrir le jus d'oranges pressées pour 3 dinars (1,50€), si l'on peut. Ensuite piscine. Il n'y a personne ou presque : Marco et moi faisons des longueurs -salvatrices pour mes lombaires- pendant que les enfants font les fous. Je suis bien. Mes jambes dégonflent. Je me sens légère et j'imagine le bébé qui flotte, lui aussi, dans un océan de bien être où il n'a ni trop chaud, ni trop froid, ni jamais faim, ou peur. C'est clairement ici que je garderai mon plus joli souvenir de cette dernière grossesse...

blog-madame_chacha_02

blog-madame_chacha_04

blog-madame_chacha_07

blog-madame_chacha_10

blog-madame_chacha_17

blog-madame_chacha_22

blog-madame_chacha_24

blog-madame_chacha_29

blog-madame_chacha_14

blog-madame_chacha_15

blog-madame_chacha_16

splash copy blc

Le Pruneau dans la brume, sous la douche de la plage

blog-madame_chacha_08

blog-madame_chacha_09

blog-madame_chacha_11

blog-madame_chacha_13

blog-madame_chacha_19

blog-madame_chacha_18

blog-madame_chacha_20

blog-madame_chacha_21

066-2

blog-madame_chacha_33

blog-madame_chacha_30

blog-madame_chacha_4

blog-madame_chacha_36

blog-madame_chacha_39

blog-madame_chacha_40

blog-madame_chacha_38

blog-madame_chacha_44

blog-madame_chacha_42

blog-madame_chacha_45

blog-madame_chacha_46

blog-madame_chacha_51

blog-madame_chacha_50

La plage en fin d'après-midi (vers 17h), quand le soleil ne brûle plus et que les gens commencent à repartir. Nous restons jusqu'à la tombée de la nuit. L'eau est incroyablement chaude - presque un bain ! Je bouquine, les enfants font des châteaux de sable, Marco se jette sous les vagues (merci Ozon, je le guette d'un œil inquiet :))... Je me dis que j'ai trouvé ce que j'étais venue chercher...

blog-madame_chacha_2

Les activités proposées sont loin d'égaler le Club M. bien connu, en termes d'organisation et de sophistication. Mais pour rien au monde je n'échangerais le ponton bleu et blanc, la douche de plage en carrelage, les panneaux en forme de mains de fatma et cette ambiance qui n'a pas changé depuis mon premier séjour là-bas, en 1987. J'aime cette petite bibliothèque où j'emprunte bouquin sur bouquin sous le patronage d'Edgar Morin, le café maure et son thé à la menthe, le coiffeur -le même depuis 35 ans- qui me raconte dans un français impeccable ses années de jeunesse à Paris... et cette plage.

beach_buddy2 copy blc_resize